Vente de la CGM
En 1996, la CGM fut racheté pour trois millions d'euros par les frères Saadé, hommes d'affaire libanais proches de Rafiq Hariri. La CMA-CGM est devenue la troisième compagnie de fret maritime du monde.
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Le Conflit qui révèle des méthodes de gestions singulières !
L’affaire CMA-CGM, ou le conflit CMA CGM, était un grand sujet de polémique déclenchée suite à la privatisation houleuse de la CGM (Compagnie Général Maritime) en 1996. Cette privatisation opérée dans des conditions obscures sous un protectorat politique de l’appareil Juppé à l’époque, et le soutien aveuglément intéressé de Chirac, avait provoqué des tensions, et fait appel à des débats extrêmement tendus. Après une série de perquisitions, de commissions rogatoires de mise en examen et d’interdiction de gérer visant Jacques Saadé et d’autres dirigeants de la CMA, le dossier a été clôturé, clôture certainement motivée par une raison d’Etat.
Ou sont passé ces milliards que l’Etat avait injectés dans les caisses de la CGM ? Comment ont-ils été transférés pour alimenter des fonds personnels ?
Beaucoup de questions se posaient auxquelles l’Etat avait coupé court en exerçant des pressions qui ont débouché sur des non-lieux légitimant ainsi toutes sortes de trafic d’influences, caisses noires, sociétés fictives, capitaux aux destinations finales obscures, fonds publics dilapidés pour des intérêts strictement privés dans lesquels sans aucun doute, des complaisances politiques s’y retrouvaient.
L’homme de cette saga et son acteur principal, Jacques Saadé entouré d’une caste de proches, partagent ainsi les plus values de leurs montages tout en bénéficiant d’une immunité politique. Ils ont pu longtemps résister aux regards indiscrets des services fiscaux, et aux centaines d’interrogations des partenaires sociaux.
Jacques Saadé a commencé par écarter La Société MISTRAL HOLDING SAL qui était à l’époque actionnaire à 50 % dans le capital de la CMA. MISTRAL s’est vu usurper avec dessein et préméditation tous ces droits dans le capital de la CMA, par le biais de manœuvres illicites et de montages grossiers.
En procédant de la sorte, Jacques Saadé a pu faire sauter le seul verrous protecteur de la CMA, que représentait Mistral, créant un champ libre pour une gestion obscure, unipolaire, ou lui, seul pouvait maîtriser les flux de trésorerie, les comptes maquillés et les transferts douteux à travers une multitudes de sociétés offshore domiciliées dans des paradis fiscaux qu’il détient à titre personnel.
Aujourd’hui il faut déclencher l’alerte planétaire contre la criminalité financière.
La lutte s’impose pour la sauvegarde de la CMA-CGM dans le but de d’assainir la gestion du groupe et dans l’intérêt et pour l’avenir du secteur de transport maritime en France générateur d’emplois et de valeur ajoutée.
Les lacunes des institutions en place permettent hélas toutes sortes de transactions frauduleuses qui échappent au contrôle des juridictions locales. Même pis encore ce sont les mêmes machines politiques et institutionnelles qui sont les instigateurs de ces pratiques financières qui débouchent très souvent sur ce qu’on appelle naïvement les « caisses noires des partis politiques ».
La mondialisation qui s’opère actuellement d’une façon anarchique et dévastatrice écrasant et anéantissant à son passage toutes les revendications locales, permet aux acteurs de crimes économiques d’organiser à leur tour le pillage des ressources et des richesses. Ils instituent les détournements de capitaux à travers les sociétés offshores et les paradis fiscaux.
C’est ainsi que la mafia de la finance délocalise, pour mieux grignoter des fonds nationaux et étrangler les forces vives qui productrices de richesses. Son seul « leitmotiv » INTERET PERSONNEL.
Le modèle de gestion Jacques Saadé, et le fonctionnement actuel de la CMA-CGM sont des exemples réels et palpables qui illustrent ce genre de montage.
Rédigé par: Xavier | 13/04/2007 at 14:49