Vente de Renault
Le groupe Renault, au début des années 2000, s'est allié au constructeur japonais Nissan. L'alliance Renault-Nissan figure au quatrième rang mondial des plus grands groupes automobiles.
Quelle est la répartition du capital ?
(Au 31 décembre 2004 )
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Article de Nathalie Brafman -journal Le Monde - du 20/09/08: "L'Etat tente de peser sur le plan de suppression d'emplois chez Renault"
" Les 6 000 suppressions d'emplois, dont 4 900 en France prévues par Renault dans le cadre d'un plan de départs volontaires, sont suivies de très près par le gouvernement. Nicolas Sarkozy pourrait prochainement rencontrer son patron, Carlos Ghosn. "Claude Guéant (le secrétaire général de l'Elysée) voulait le faire mais il n'est pas exclu que ce soit le président lui-même", indique-t-on au ministère de l'économie.
Dans ce dossier, la position du gouvernement est extrêmement délicate. Actionnaire à hauteur de 15 %, il est obligé, d'un côté, de cautionner les mauvaises nouvelles, de l'autre, il doit sauvegarder l'emploi et maintenir la paix sociale. Mais sa marge de manoeuvre est bien limitée. Cette situation ne devrait pas manquer de soulever à l'avenir l'utilité du maintien de l'Etat dans le capital de Renault.
Certes, pour l'instant, la question de vendre n'est pas d'actualité. "Le président n'est pas du tout sur cette ligne. Socialement, ce serait catastrophique et puis, financièrement, ce n'est pas le moment", assure Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'industrie, en référence à un cours de Bourse qui a dévissé de près de 50 % depuis le 1er janvier.
"CHACUN DOIT FAIRE SON MÉTIER"
Même si son champ d'action est réduit, l'Etat entend bien garder la main dans ce dossier. En juillet, lorsque M. Ghosn a informé l'Etat de son intention de mettre en place un plan de suppressions de postes, "de Bercy à l'Elysée, en passant par Matignon, nous avons été très exigeants sur l'importance que ces départs se fassent sur la base du volontariat", explique M. Chatel. Chez Renault, on affirme qu'il n'a jamais été question de procéder autrement.
"Chacun doit faire son métier, notre propos n'est pas de savoir si la Laguna est une bonne voiture ou pas mais, en tant qu'actionnaire, nous avons un devoir d'attendre des garanties sur les investissements en France", poursuit M. Chatel. Le gouvernement attend toujours des garanties sur la pérennité des sites, notamment Sandouville (Seine-Maritime) où 1 000 suppressions de postes sont prévues. Quelle usine produira le véhicule électrique que Renault projette de fabriquer ? Où en est le renouvellement des véhicules utilitaires ? Quel modèle succédera à l'Espace ? "Pour l'instant, nous n'avons aucune réponse", regrette M. Chatel.
Mercredi 17 septembre, lors d'une réunion avec une délégation d'élus de Haute-Normandie conduite par Antoine Rufenacht, maire du Havre, Christine Lagarde, ministre de l'économie, et M. Chatel ont rappelé que la priorité de l'Etat était le maintien dans l'emploi des salariés de Renault. Mme Lagarde a demandé aux directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelles de vérifier que les candidats au départ auront bien un nouveau contrat de travail ou une promesse d'embauche afin "de ne pas aller grossir le nombre d'inscrits aux Assedic".
Pour assurer la viabilité du site de Sandouville, M. Ghosn souhaiterait une baisse des charges. "Les élus du coin ont été sollicités mais, pour l'instant, rien n'est décidé", confirme Vincent Lefrançois du syndicat FO. L'usine souffre d'une sous-capacité criante. A cela s'ajoute une pyramide des âges élevée qui pèse sur les coûts. Dans ce contexte, certains syndicats militent pour favoriser le départ des salariés de plus de 55 ans, "mais dans de bonnes conditions". "
Rédigé par: le canard républicain | 21/09/2008 at 16:29