Levons l'ambiguité : la conception française de la nation n'était pas celle de l'Allemagne !
En 1774, l'allemand Herder affirma la primauté du " Volk ", le peuple, au sein duquel l'individu fut défini comme appartenance. Mais suite à la Révolution française et l'apparition de la conception française de la nation ( " une communauté de citoyens " qui transcende toutes les appartenances privées ( religion, région, origine, race, ... ) ), ce même Herder insista de nouveau sur l'originalité du peuple allemand, et bien vite, sur sa supériorité : " Guérir le monde au contact de l'être allemand ". Friedrich Schlegel défendit lui aussi une conception ethnique de la nation dans ses " Leçons philosophiques " de 1804-1806. Selon lui, les individus devaient être liés entre eux par des liens de sang pour garantir la pérennité de la communauté culturelle. La suite, vous la connaissez...1913 : le droit du sang fut instaurée en Allemagne dans le code de la nationalité. 1933 : arrivée du nazisme au pouvoir en Allemagne avec comme fondement le racisme et ayant pour ambition la domination du continent. Hitler : " L'Allemagne ne sera vraiment l'Allemagne que lorsqu'elle s'appellera l'Europe."
En ce qui concerne le problème soulevé par le principe des nationalités, je préfère citer Régis Debray : " Le principe des nationalités [ et de l'Etat-Nation ], dit-on, portait la guerre de 1914 dans ses flancs. A moins que ce fût le principe impérial qui écrasant les nationalités, les exaspérait. "



























je préfère la conception allemande de la nation à la française. je suis picard et les peuples du nord de la france sont mes vrais compatriotes. les autres non.
Rédigé par:gautier | le 09/02/2008 à 20:36