Suppression de 1500 emplois chez Alcatel
L’entreprise Alcatel a annoncé la suppression de 1500 emplois, principalement d'ingénieurs. Au nom de la rentabilité boursière tout est désormais permis. Il y a quelques mois, lors de la fusion entre Alcatel ( entreprise française ) et Lucent (entreprise américaine) il avait été indiqué que cette perte d’indépendance de l’entreprise française permettrait de mieux résister à la mondialisation. Comme pour Pechiney, avalé par le canadien Alcan ou comme pour Arcelor, racheté par Mittal, les centres de recherche sont progressivement délocalisés hors du pays. Le phénomène des délocalisations ne touche plus seulement les bas salaires et les emplois sous-qualifiés...
Extrait du journal Le Monde du 16 février 2007 :
" Bien sûr, certains avaient des doutes sur l'avenir. Surtout quand il avait fallu former des ingénieurs chinois dans leur pays et en accueillir certains à Rennes. Mais beaucoup, à l'image de Danièle Barbedette, ingénieur comme 92 % des salariés d'Alcatel dans la capitale bretonne, se disaient qu'il y avait "du boulot pour tout le monde". D'autant plus qu'un nouveau bâtiment de 5 600 m2 était en construction au coeur du nouveau "pôle réseau et images" de Rennes. Les équipes de Saint-Grégoire et Cesson-Sévigné devaient y aménager le 29 juillet. Vendredi matin, les salariés, avec la CFDT, la CGT et la CGC, ont organisé une non-inauguration de l'immeuble en construction.
La direction d'Alcatel-Lucent affirme que les développements dans des pays comme la Chine ne se font pas au détriment des activités françaises et européennes. Il s'agit de "redéploiement de compétences vers Lannion et Orvault", insiste Sandrine Mouzé-Wiltord, du service de presse. La direction parle aussi de soutenir l'essaimage d'entreprises ou de cessation d'activité avant le départ en retraite.
"MOINS CHER À SHANGHAÏ"
Samuel Régent, ingénieur de 37 ans (la moyenne d'âge à Rennes est de 36 ans), répond à sa manière : "Je suis en train de me construire une maison. Qu'est-ce que je fais ? J'arrête tout ? Je pars vers Nantes ? Je retourne vers la Charente, d'où je suis venu il y a sept ans. Il vaut peut-être mieux car si on cherche tous du travail sur Rennes, ça ne va pas le faire."
"Nous, on est loin du siège, des services généraux, reprend M. Herviaux. On est comme un petit village gaulois de la haute technologie." "Bien sûr qu'on pourrait tenter Nantes, prévoir du covoiturage, réfléchit Mme Barbedette, mais le problème c'est que nous n'avons plus confiance."
Et tous sont d'accord sur un point : "C'est une délocalisation qui ne dit pas son nom. Maintenant qu'on a essuyé les plâtres, c'est facile de dire qu'ils coûtent moins cher à Shanghaï ou Timisoara (en Roumanie)." "






























Sur le sujet :
http://psealuactu.blogspot.com/
Rédigé par: Alcatel | 24/03/2007 at 09:22
Le blog ci-dessus présente la chronologie des évènements liés à l'annonce effectuée par le groupe Alcatel-Lucent du nombre total de suppressions de postes dans le monde annoncé le 13 février 2007 de 12 500 employés au cours des trois prochaines années, essentiellement aux États-Unis et en Europe de l'Ouest.
Vidéo " y a pas que le CAC " sur la manifestation européenne des salariés d'Alcatel-Lucent à Paris :
http://video.google.com/videoplay?docid=3729293770307384214&hl=en
Rédigé par: AL | 24/03/2007 at 14:12
Article "Les salariés d'Alcatel-Lucent ont perdu confiance" du MONDE (08.10.07) :
"Qu'est-ce qui ne va pas chez Alcatel-Lucent ? Pourquoi le groupe issu de la fusion, fin 2006, entre l'équipementier de télécommunications Alcatel et son concurrent américain Lucent en est-il à son troisième avertissement sur ses objectifs financiers depuis le début de l'année ?
Des salariés français, interrogés par Le Monde, donnent leur point de vue. La plupart disent leur attachement à l'entreprise, mais aussi leur inquiétude, voire leur découragement. Le 30 octobre, leur directrice générale, Patricia Russo, doit présenter un "plan d'urgence" à son conseil d'administration. Ils craignent un nouveau plan social, quelques mois seulement après l'annonce de la suppression de 12 500 emplois au niveau mondial (1 500 en France)..."
Rédigé par: le canard républicain | 13/10/2007 at 09:27
Article du Monde du 31/10/07 : "Alcatel-Lucent va supprimer 4 000 emplois supplémentaires"
Extraits de cet article : " Onze mois après sa naissance et après trois avertissements sur son activité, l'équipementier en télécommunications franco-américain Alcatel-Lucent a annoncé, mercredi 31 octobre, 4 000 suppressions de postes supplémentaires d'ici 2009. Cette nouvelle saignée s'ajoute à celle déjà mise en oeuvre en février dernier : 12 500 postes avaient été supprimés, dont 1 468 en France. Pour le moment, la répartition géographique de ces nouvelles réductions n'a pas été précisée.
Un nouveau plan d'urgence a en effet été présenté mardi en conseil d'administration. Disposé en trois parties, il comprend concrètement "une rationalisation de l'activité opérateur et une accélération de la réduction des coûts". Il doit ainsi permettre au groupe d'économiser 400 millions d'euros supplémentaires, portant ainsi à 2,1 milliards d'euros le volume d'économies prévues d'ici à 2009. "
Rédigé par: le canard républicain | 06/11/2007 at 11:21
Article du journal Le Télégramme-Bretagne "Alcatel-Lucent. 400 emplois supprimés, 28 à Lannion":
" Alcatel-Lucent supprime 400 emplois en France, dont 28 sur le site de Lannion.
Le groupe Alcatel-Lucent va supprimer 400 emplois. C’est le prix que vont payer les sites français dans le cadre du second plan social annoncé en octobre dernier par le groupe et qui va toucher pas moins de 4.000 postes à travers le monde. La note aurait pu être plus salée. Jeudi encore, avant le comité central d’entreprise (CCE) qui s’est tenu hier à Vélizy, les syndicats craignaient 500 à 800 suppressions. À noter que ce second plan social sera basé sur des départs volontaires, comme ce fut le cas lors du premier plan mis en œuvre en février 2007. Le site le plus touché par cette nouvelle vague de suppressions est celui de Vélizy : 232 postes en moins. Ormes (Loiret) perd 49 postes, Villarceaux (Essonne) 41, Orvault (Loire-Atlantique) 25, Eu (Seine-Maritime) 23.
De nouvelles activités à Lannion
En Bretagne, le site Alcatel-Lucent de Lannion va également payer son tribut. 28 emplois vont passer à la trappe. Il s’agira essentiellement de départs en préretraite. Cela aurait pu être pire. « Le coup de massue n’est pas le même que l’an dernier », reconnaît Christian Le Bouhart, délégué CFDT et secrétaire au CCE. Lors du premier plan social, Lannion avait en effet perdu 190 emplois. Le site de la capitale du Trégor va toutefois accueillir de nouvelles activités en recherche et développement (R & D), transférées des sites de Nuremberg (Allemagne) et Plano (États-Unis). Rassurant, « même si cela se fait au détriment d’autres sites », regrette Christian Méheust, délégué CGT."
Arnaud Le Hir
Rédigé par: le canard républicain | 02/02/2008 at 20:41