La baisse du cinéma français à la télévision au profit des films américains
Avant-propos : Les Etats-Unis sont le pays le plus protectionniste du monde dans le domaine de l'audiovisuel. En 1999, ils importaient de l'étranger moins de 2% de leur consommation audiovisuelle.
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Le monstre " Cinématographic Parc Américain" veut manger la voiture du "cinéma français"
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Extrait de " La lettre du CSA n°183 - avril 2005 " :
"L'origine de production
La décennie 1990-1999 a vu la part du cinéma français dans l'offre des six chaînes nationales diffusées en clair baisser globalement d'une demi-douzaine de points, essentiellement au profit des films américains. Depuis lors, ces proportions ne varient plus de façon significative et s'établissent à environ 50 % pour le cinéma français et 35 % pour le cinéma américain. Par deux fois, ces dernières années, le cinéma national a cependant dépassé 53 % de l'offre : en 2000, dernière année où La Cinquième a réservé une place significative au cinéma avec une programmation constituée presqu'exclusivement d'oeuvres cinématographiques françaises, et en 2004, année où France 3 a utilisé, au profit du cinéma français, la possibilité de diffuser 52 films d'art et d'essai supplémentaires.
L'origine de production (sans Arte)
L'origine de production (Arte incluse)
Malgré ces constantes, il existe une certaine différence entre les lignes éditoriales des chaînes publiques et celles des sociétés privées, les premières (tout particulièrement France 3) privilégiant le cinéma français alors que les secondes programment plutôt des films américains.
L'origine de production selon les chaînes
L'offre d'Arte se démarque radicalement de celle des autres chaînes, notamment avec des taux annuels de films français et américains bien moindres. En 2004, pour la première fois, le ratio entre les deux cinématographies s'est inversé au profit du cinéma américain. La programmation cinématographique d'Arte se caractérise en outre chaque année par la prépondérance des oeuvres européennes non françaises. La chaîne franco-allemande reste la seule société à proposer des films venus de tous les horizons, avec un éclectisme qui aura ainsi permis la diffusion ces dernières années de La Cour (Lituanie, 1999) de Valdas Navasaitis, Chronique d'une disparition (Israël, 2001) d'Elia Suleiman, ou encore Un temps pour l'ivresse des chevaux (Iran, 2000) de Bahman Ghobadi.
L'évolution du respect des quotas de diffusion
Les quotas de diffusion d'oeuvres cinématographiques européennes et d'expression originale française, respectivement de 60 % et 40 %, sont respectés par tous les diffuseurs. Notons seulement que les quotas européens s'élèvent rarement très au-dessus du seuil de 60 % alors que les quotas EOF dépassent très souvent 50 %, pour une obligation de 40 %."





























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