Les "parachutes dorés" des grands patrons français
Dernière mise à jour : le 12/05/2007
Depuis quelques années, les affaires scandaleuses des "parachutes dorés" des grands patrons français se sont multipliées. A travers cette note, je tiens à faire un petit récapitulatif...
- En octobre 1999, le PDG d'Elf-Aquitaine, Philippe Jaffré, a démissionné après le rachat de son groupe par TotalFina. Ses indemnités de départ (avec les stock-options) ont représenté un montant entre 30,5 et 45,7 millions d'euros.

- En juillet 2002, Jean-Marie Messier a quitté la présidence de Vivendi après avoir négocié une indemnité de départ de 21 millions d'euros. La Commission américaine des opérations de bourse l'a finalement contraint à renoncer à ce "parachute doré" en décembre 2003.
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- En novembre 2002, Pierre Lescure,
ancien président du directoire du groupe Canal+, a reçu 2,9 millions d'euros d'indemnités de départ.
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- Après le rachat du groupe français d'aluminium Pechiney par le groupe canadien Alcan, en 2003, le PDG sortant Jean-Pierre Rodier a reçu près de 10,5 millions d'euros d'indemnités de départ.

- Igor Landau, l'ancien PDG d'Aventis, a touché 10,5 millions d'euros d'indemnités de départ du groupe Aventis après la fusion avec Sanofi. (2004)
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- L'ancien PDG du groupe Carrefour, Daniel Bernard, a touché neuf millions d'euros d'indemnités de départ. (avril 2005)

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- Serge Weinberg, l'ancien président du directoire du grou
pe PPR a touché 5,3 millions d'euros d'indemnités de départ du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR). (2005)
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- Alain de Pouzilhac, l'ancien président du groupe Havas, a reçu 7,8 millions d'euros
d'indemnités de départ. (2005)
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- Jean-Marc Espalioux, l'ancien président du directoire du groupe Accor
, a reçu 12 millions d'euros d'indemnités de départ. (janvier 2006)
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- Philippe Germond a dit adieu à Alcatel comme ancien Directeur général avec 3,1
millions d'euros pour un peu plus de deux ans d'ancienneté. (2006)
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- Antoine Zacharias, l'ancien PDG de Vinci, a touché 13 millions d'euros d'indemnités de départ. (juin 2006)

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- L'ex-président d'EADS, Noël Forgeard, a reçu 4 893 268 euros d'indemnités de départ, soit deux ans de salaire brut annuel. De plus, il a eu droit à six mois de
préavis, représentant 1 223 317 euros (salaire brut et bonus) et touchera pendant deux ans 101 917 euros par mois au titre de l' "indemnité de non-concurrence" (pour éviter de voir les secrets d'Airbus s'envoler vers Boeing ou Embraer).(2007)
- Serge Tchuruk (aujourd'hui président non-exécutif d'Alcatel-Lucent) " touchera une
indemnité égale à deux fois la moyenne des deux rémunérations annuelles les plus élevées perçues par lui pendant une période de cinq ans précédant la cessation de ses fonctions ".
A ces "parachutes dorés", il faut souvent ajouter les "retraites dorées" (dite "retraites chapeaux") et de nombreuses stock-options (attribuées gratuitement et qui permettent d'acheter des actions de son entreprise à bas prix). Par exemple, Daniel Bernard a touché 29 millions d'euros de compléments de retraite ( ! ), Noël Forgeard devrait toucher 100 000 euros par mois de "retraite chapeau" et les plus-values potentielles des stock-options d'Antoine Zacharias s'élevaient début mai 2006 à 173 millions d'euros !
P.S. : Une invitation à voir la note "Les patrons français sont les "rois" du "parachute doré"
Sources :
- Le Monde du 24 avril 2005
- Le Nouvel Observateur du 29 avril 2005
- Le Monde du jeudi 14 décembre 2006, avec l'article de Cécile Ducourtieux : " Un grand patron français gagne en moyenne 300 smics "
- Le Monde du jeudi 1er février 2007, avec l'article de Nathalie Brafman et Stéphane Lauer : " Les "parachutes dorés" des patrons, une pratique de plus en plus contestée "
- Le Monde du 10 avril 2007 avec l'article " Noël Forgeard a touché plus de 6 millions d'euros lors de son départ d'EADS en 2006 "
- Marianne du jeudi 12 avril 2007, avec l'article d'Emmanuel Lévy : " Exclusivité Marianne2007.Info : En plus, Noël Forgeard aura une super retraite d'EADS ! "



























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