Bienvenue

Le moment de la lutte

  • "Un jour viendra peut-être où nous serons abattus par l'un de ceux que nous voulons sauver" Jean Jaurès

Canard Hors AGCS

  • à lire...
  • AGCS : une abdication des Etats face aux multinationales et la destruction des services publics mondiaux

La Liberté guidant le peuple

  • à lire...
    Eugène Delacroix peint les peuples en lutte

Protection de l'environnement

  • à lire...
  • "Selon les Nations unies, la privatisation des marchés serait le pire scénario pour l'écologie" (Hervé Kempf)

DOSSIER " De Gaulle et l'Europe "

  • à lire...

Coup de coeur

Comité Valmy

  • Le Manifeste Républicain (01/01/99) .............................. Propositions du Comité Valmy (01/06/06)

Mathématiques

  • Evariste Galois

Mondialisation

  • à lire...
  • Quand mondialisation rime avec exploitation et colonisation

Observatoire du communautarisme

Publications

  • Le président Fric-Frime
  • Les nouveaux censeurs
  • La fabrique du conformisme

Le journal "L'Esprit Républicain"

Le feuilleton du canard républicain

  • à lire...
  • Un éléphant, ça trompe énormément !

DOSSIER : U.S.A.

Croquons l'actualité avec un dessin !

Assemblée parlementaire de la francophonie

  • Position de l'APF sur le Protocole de Londres (cf catégorie "Politique")

La grande braderie nationale

  • DOSSIER-CHOC

La petite pétition du canard républicain

Espaces de liberté

Merci

  • de votre visite.

« " Les Hauts-de-Seine ont été un département pionnier " | Accueil | Biographie de Socrate »

La société sous contrôle qu'on nous prépare

Sarkozy_et_big_brother

espace pour la mise en page

espac

e pour la

espace pour la mise en page

espace pour la mise en page

espace pour la mise en page

espace pour la mise en pageespace pour la mise en page

   Le dimanche 8 juillet 2007, dans le Journal du dimanche, nous avons appris que M. Sarkozy avait demandé à Mme Alliot-Marie (ministre de l'intérieur) " de réfléchir à un vaste plan d'installation de caméras dans nos réseaux de transports en commun " pour combattre la menace terroriste. Cette information est en continuité avec la déclaration du porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, qui le mardi 4 juillet annonçait que la France envisage désormais la mise en place d'un "plan de grande ampleur de caméras en France".

   iWauquiez_2

Laurent Wauquiez

espace pour la mise eespace pour la mise en pagen page

   Le véritable objectif des dirigeants politiques

   Sous couvert d'une pseudo-menace terroriste planant à chaque instant sur la France, il me semble qu'il ne faut pas perdre de vue le véritable objectif de M. Sarkozy et des personnes se cachant derrière celui-ci. Quel est-il ? Etablir en France la société sous contrôle existant de l'autre côté de l'atlantique, dans l'Empire américain. Je vous invite à lire la note "Violence et société sous contrôle dans l'Empire américain " pour avoir une idée plus précise de ce thème et pour vérifier que cela ne relève pas d'une élucubration.

   Le "modèle" britannique

   M. Sarkozy, toujours dans cet article du Journal du dimanche, veut prendre modèle sur le Royaume-Uni : " Il y a 25 millions de caméras au Royaume-Uni, un million en France. Je suis très impressionné par l'efficacité de la police britannique grâce à ce réseau de caméras ". Dans le journal Le Monde du 9 juillet 2007, on apprend que " les Britanniques sont le peuple le plus épié au monde : selon les chiffres les plus courants, le royaume abriterait en réalité 4,2 millions de caméras, soit une pour 14 personnes. Ces Close Circuit Televisions (ou CCTV) sont partout : dans la rue, sur les autoroutes, dans les trains, les bus, les couloirs du métro, les centres commerciaux ou les stades. Un Londonien peut être filmé jusqu'à 300 fois par jour (1)".

  "Modèle" qui vient en fait des U.S.A.

   Loïc Wacquant, dès avril 1999 dans le Monde diplomatique, nous expliquait comment le modèle américain vint à l'Europe - principalement en Grande-Bretagne - dans son article "Ce vent punitif qui vient d’Amérique". Je me contenterai uniquement de vous donner un petit extrait de cet article :

   " Quelques mois après la visite de Charles Murray (2), l'IEA (Institute of Economic Affairs) invitait l'ex-chef de la police new-yorkaise, M. William Bratton, pour populariser la "tolérance zéro" au cours d'une conférence de presse maquillée en colloque à laquelle participaient des responsables de la police britannique. La "tolérance zéro" est en effet le complément policier de l'incarcération de masse à laquelle conduit la pénalisation de la misère en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis. Lors de cette rencontre, à laquelle  des médias dociles donnèrent un grand retentissement, on apprit que "les forces de l'ordre en Angleterre et aux Etats-Unis s'accordent de plus en plus à penser que les comportements criminels et proto-criminels (subcriminal) comme le jet d'ordures, l'insulte, le graffitage et le vandalisme doivent être fermement réprimés afin d'empêcher des comportements criminels plus graves de se développer".

   La rencontre se prolongea comme de coutume par la publication d'un ouvrage collectif, Tolérance zéro : comment policer une société libre, dont le titre résume la philosophie politique : "libre", c'est-à-dire libérale et non interventionniste "en haut", en matière de fiscalité et d'emploi notamment ; intrusive et intolérante "en bas", pour tout ce qui touche aux comportements publics des membres de classes populaires pris en tenaille par la généralisation du sous-emploi et du salariat précaire, d'un côté, le recul de la protection sociale et l'indigence des services publics, de l'autre.

Blair 

espace pour la mise en page

Tony Blair espace pour la mise en page

espace pour la mise en page

espace pour la mise en page

   Ces notions ont servi de cadre à la loi sur le crime et le désordre votée par le Parlement néo-travailliste en 1998, la plus répressive de l'après-guerre. Le premier ministre britannique motivait son soutien à la "tolérance zéro" en ces termes : " Il est important de dire que nous ne tolérons plus les infractions mineures. Le principe de base ici, c'est de dire que, oui, il est juste d'être intolérant envers les sans-abri dans la rue. "

   Du Royaume-Uni, les notions et les dispositifs promus par les "boîtes à idées" néoconservatrices des Etats-Unis se sont répandus à travers l'Europe. "

   L'explosion de la population carcérale sous l'ère Sarkozy

   Dans l'éditorial du Monde du 07/07/07 , on apprenait que " la France ne cesse de battre ses propres records en matière de population carcérale : 64 000 personnes sont actuellement sous les verrous, soit 12 000 de plus que de places disponibles [...] Il (le gouvernement) prévoit, à terme, d'augmenter de 7 000 unités les capacités d'hébergement [...] Le tournant répressif engagé en 2001 a conduit, en cinq ans, 10 000 personnes supplémentaires derrière les barreaux ". - je rappelle que M. Sarkozy fut ministre de l' Intérieur du 7 mai 2002 au 31 mars 2004 et du 31 mai 2005 au 26 mars 2007, avec un petit intermède 31mars-29novembre 2004 en tant que ministre de l' Economie, des Finances et de l'Industrie -.

  Sarko_et_pasqua_2

espace pour la mise en page

Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua

espace pour la mise en pag

ees

   Sarkozy et la société sous contrôle  espace pour la mise en page

  M. Sarkozy et la vidéosurveillance, ce n'est pas une nouveauté...En tant qu'ancien président du Conseil général des Hauts-de-Seine, département pilote dans ce domaine ( voir l'article "Les Hauts-de-Seine ont été un département pionnier " ), il a eu l'occasion de bien préparer son dossier...

   Mais avec M. Sarkozy, ce n'est pas uniquement la vidéosurveillance. En tant qu'ancien ministre de l'Intérieur, il a permis, par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003 -complétée par la Loi Perben -, que le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, soit étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissé au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies (3). Cette loi a permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPE. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et 1 an de prison.

   Dans un article de Jean Marc Manach du 13/07/07, journal Le Monde, on apprenait que " plus de la moitié des fichiers policiers contrôlés en 2006 par la CNIL (4) étaient erronés ". Cet article rappelle que "le rapport d'Alain Bauer consacré à l'amélioration du contrôle et de la gestion des fichiers de police et de gendarmerie, rendu public en 2006, donne une idée de l'ampleur du fichage policier. En 2005, le STIC (système de traitement des infractions constatées) était ainsi consulté près de 33 000 fois par jour. En 2006, il recensait près de 29 millions de procédures, 32 millions d'infractions, 22,5 millions de victimes et 4,7 millions de personnes "mises en cause". Judex (système judiciaire de documentation et d'exploitation), quant à lui, contiendrait 2,8 millions de fiches concernant des personnes "mises en cause", et serait consulté près de 7 500 fois par jour (5)".

  Alliotmarie

espace pour la mise en page

Mme Alliot-Marie (ministre de l'intérieur) espace pour la mise en page

espace pour la mise en page

espacepour la mise en page

   La sociéte sous contrôle à l'échelle européenne

   Le développement exponentiel du fichage policier en France se met en place en fait à l'échelle européenne...dans l'Empire européen -ou dans l'Empire occidental-. En effet, dans un article du Monde du 13 juin 2007, on apprenait que "les polices de l'Union européenne mettent en commun leurs fichiers biométriques. Les ministres européens de l'intérieur se sont entendus, mardi 12 juin, à Luxembourg pour mettre en réseau leurs fichiers de signatures génétiques ADN et d'empreintes digitales". Mais ce n'est pas tout...Toujours dans ce même article, il est écrit (je n'en suis pas revenu !) : " le texte permet toutefois de créer des équipes d'enquêtes communes à deux pays et facilite le déploiement de policiers étrangers dans le cadre de grandes manifestations (6)".

  Conclusion du canard républicain

   Technologies de surveillance, "tolérance zéro", fichage, criminalisation de la misère... L'objectif des dirigeants politiques et des personnes qui se cachent derrière ces derniers -milliardaires, grands patrons, etc- , me semble assez clair : tenir sous contrôle de larges pans de la population -en particulier les dissidents, les défenseurs des droits de l'Homme, les journalistes, les leaders étudiants, les syndicalistes,...- afin d'éviter la remise en cause du système -et de l'Empire en construction- qui se lézarde de partout et qui immanquablement aboutira à une révolution !

   (1) Article de Nathalie Guibert et Jean-Pierre Langellier, Le Monde du 09/07/07, intitulé "Nicolas Sarkozy entend développer le réseau de surveillance".

   (2) Charles Murray, The Emerging British Underclass, Institute of Economic Affairs, Londres, 1990. Charles Murray adjurait les Britanniques de comprimer drastiquement leur Etat-providence afin d'enrayer l'émergence d'une prétendue "underclass" de pauvres aliénés, dissolus et dangereux, cousine de celle qui "dévaste" les villes des Etats-Unis à la suite des mesures sociales instaurées lors de la "guerre à la pauvreté" des années 1960. De plus, M.Murray voyait la nécessité de faire peser la "force civilisatrice du mariage" sur les "jeunes hommes noirs qui sont essentiellement des barbares".

   (3) Voir le site : Collectif Refus ADN

   (4) CNIL : Commission nationale de l'informatique et des libertés. Dans son rapport d'activité publié lundi 9 juillet, elle a lancé "une alerte à la société de surveillance" qui menace "la protection des données et nos libertés". Le président de la CNIL, Alex Türk, met en garde : " L'innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers (...). Les individus sont tentés par le confort qu'elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu'elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l'analyse de leurs comportements, de leurs relations, de leurs goûts ".

   (5) Article de Jean-Marc Manach du 13/06/07, journal Le Monde, intitulé " Plus de la moitié des fichiers policiers contrôlés en 2006 par la CNIL étaient erronés ". 

   (6) Article du Monde du 13/06/07 (dépêche AFP), intitulé " Les polices de l'Union européenne mettent en commun leurs fichiers biométriques ".

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/t/trackback/2071984/20125586

Voici les sites qui parlent de La société sous contrôle qu'on nous prépare:

Commentaires

Article du Monde " Michèle Alliot-Marie : "Je compte tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance d'ici fin 2009" (12/10/07)":
" Vous venez de recevoir un rapport sur la vidéosurveillance qui propose le triplement du nombre de caméras installées sur cinq ans. Allez-vous suivre ses conclusions ?

La vidéosurveillance est une nécessité face au terrorisme, et un atout contre l'insécurité. Je veux la développer. Je compte donc tripler le nombre de caméras en moins de trois ans, d'ici à fin 2009, sur la France entière. La RATP, qui est déjà équipée, devra porter leur nombre à 6 500, en améliorant la qualité des images disponibles pour la police. En province, sur 230 villes, seules 53 sont raccordées aux centres de commandement de police. J'ai chargé les préfets d'encourager le transfert des images de vidéosurveillance dont disposent les municipalités, d'ici à la fin de l'année. Le ministère prendra à sa charge les frais estimés à 4 millions d'euros.
Ce projet entre dans ma stratégie pour faire du ministère de l'intérieur un grand ministère moderne de la sécurité intérieure utilisant les technologies les plus novatrices, y compris la vidéosurveillance, doté d'une direction capable d'anticiper les évolutions de la délinquance et des risques naturels, acteur majeur de l'Europe de la sécurité que je veux développer comme je l'avais fait pour l'Europe de la défense.

La vidéosurveillance, demain les drones au-dessus des zones urbaines, cela ne fait pas beaucoup ?

Les derniers attentats à Londres ont été évités grâce à leur système de vidéosurveillance, dix fois plus développé que le nôtre. En France, la vidéosurveillance est restée à un état relativement embryonnaire. Cette situation était le fruit d'une méfiance due à une méconnaissance et à une sous-estimation des problèmes de sécurité. Les esprits ont évolué. L'opinion publique est prête. J'ai pu constater que les maires de droite comme de gauche sont de plus en plus conscients de l'appui à la sécurité que ces moyens peuvent apporter. Beaucoup de progrès ont été accomplis pour protéger la vie privée : sur les bandes vidéo, un cache occulte automatiquement les fenêtres des habitations, par exemple.

Je serai particulièrement vigilante à ce que la sécurité des Français soit toujours assurée dans le respect de leurs libertés. Les drones, ces avions sans pilote qui filment et retransmettent, répondent, eux, à des problèmes plus ponctuels, de surveillance et de sécurisation de grands événements par exemple.

...
Vous évoquiez une direction de la prospective. Quel serait son rôle ?

La délinquance évolue en même temps que la société. La disparition ou l'affaiblissement de partis extrémistes, à droite comme à gauche, risquent - c'est ce que je crains - de s'accompagner de la résurgence de groupes violents très radicaux. Nous devons anticiper. Le rôle de cette direction sera de prévoir, en liaison avec les centres de recherche, ces phénomènes et de proposer les moyens d'y répondre.

..."


Article de Thomas Ferenczi, journal Le Monde, du 06/11/07 : "L'Europe adopte un nouveau dispositif antiterroriste inspiré du modèle américain" :

" La Commission européenne adoptera, mardi 6 novembre, un nouveau plan d'action contre le terrorisme. Une des mesures phares est la mise en place d'un système de recueil de données personnelles des passagers aériens en provenance ou à destination de l'Union. Cette procédure ne concernera pas les vols intra-européens mais les vols entre un Etat membre et un pays tiers.

Un tel système est déjà appliqué par les Etats-Unis aux passagers qui se rendent sur leur territoire. Après une difficile négociation entre Bruxelles et Washington, les compagnies européennes sont aujourd'hui tenues de transmettre aux Américains une série de dix-neuf informations. Le même accord a été conclu avec le Canada. La proposition de la Commission vise à faire bénéficier les Etats européens d'un dispositif identique.

Ce projet, qui doit être soumis au conseil des ministres, a été évoqué plusieurs fois par l'Union européenne, notamment après les attentats de Madrid, en mars 2004, puis de Londres, en juillet 2005. Il a fait l'objet d'une vaste consultation auprès des Etats membres et des transporteurs aériens. Mais il suscite déjà des protestations. L'association britannique de défense des libertés Statewatch dénonce "une nouvelle mesure qui place tout le monde sous surveillance et fait de chacun un suspect, sans lui donner le droit de savoir comment les données seront utilisées".

Dix-neuf données devront être transmises aux autorités de l'Etat concerné, aux seules fins d'identifier des personnes qui pourraient être impliquées dans une action terroriste, d'établir des "indicateurs de risques" pour évaluer leur dangerosité, de fournir des renseignements sur les méthodes terroristes ou de servir de base à des enquêtes criminelles.

Ces données, qui pourront être communiquées, en cas de besoin, aux autres Etats membres, comporteront notamment le nom, l'adresse, le numéro de téléphone, le numéro de carte de crédit et l'itinéraire du passager. A l'exclusion de tout ce qui pourrait révéler son origine ethnique ou raciale, ses opinions politiques, ses croyances religieuses ou philosophiques, son appartenance syndicale, ou fournir des indications sur sa santé ou sa vie sexuelle.

La Commission insiste sur l'équilibre entre les exigences de sécurité publique et la protection des droits fondamentaux. La durée de conservation des données par les autorités compétentes des Etats membres devra être "proportionnée" au but recherché.

La Commission propose qu'elle soit limitée à une période de cinq ans, suivie d'une période "dormante" de huit ans, pendant laquelle l'accès aux données ne sera possible que "dans des circonstances exceptionnelles". Les données devront ensuite être détruites. Toutefois, la durée de rétention pourra être prolongée si les informations recueillies sont utilisées dans le cadre d'une enquête criminelle ou d'une opération de renseignement.

D'autres mesures seront annoncées, mardi, au nom de la Commission, par le commissaire Franco Frattini. L'une porte sur la sécurité en matière d'explosifs. M. Frattini, qui rappelle que les attentats de Madrid ont été commis avec des explosifs disponibles dans le commerce, propose de créer auprès de l'Office européen de police Europol une base de données consacrée aux explosifs, et d'établir un système d'alerte qui permette d'informer rapidement les autorités compétentes lorsque des explosifs sont volés ou qu'un nouveau mode d'action terroriste est mis au jour.

Une autre disposition vise à réglementer l'utilisation d'Internet. Les terroristes, souligne le commissaire européen, se servent d'Internet pour organiser leurs attentats, lancer des messages de propagande ou diffuser des instructions sur la fabrication d'explosifs. M. Frattini veut que l'Union sanctionne ces comportements. "

Article publié le vendredi 18 avril 2008 sur http://www.observatoiredeleurope.com/ : "Bruxelles veut un fichier centralisé des empreintes digitales" :

"La Commission européenne propose de réaliser "une base de données centralisée d'empreintes digitales" pour "faciliter l'échange d'informations entre services répressifs et prévenir le phénomène de radicalisation", ce listing permettrait de lutter "contre la criminalité organisée et le terrorisme" et de "garantir la libre circulation des personnes au sein d'une Union élargie". Les dérives pouvant affecter les droits des citoyens, par le biais de cette nouvelle base de données, sont déjà largement dénoncées au sein même des institutions de l'Union. Les autorités de protection des données personnelles et le bureau du contrôleur européen de la protection des données (EDPS) mettent en avant les lacunes des standards de sécurité liés à l'utilisation des empreintes digitales et à leur utilisation dans les passeports. Les détracteurs insistent sur le manque de fiabilité de cette méthode notamment chez les jeunes enfants ou chez les personnes âgées chez qui les empreintes digitales ne peuvent être totalement certifiées. Et même si la méthode biométrique comblait ses lacunes criantes en matière de fiabilité, le EDPS souligne qu'il faudrait encore pouvoir l'adapter de façon satisfaisante aux 27 Etats-membres où les procédés d'obtention de passeports diffèrent largement. La Commission européenne assure néanmoins que toutes les mesures seront mises en œuvre afin d'assurer la protection des données personnelles des citoyens et de minimiser les dérives et erreurs inhérentes à la méthode biométrique. Au vu des opinions des experts sur le sujet, la charge de travail sera considérable."

Extrait de l'article "Vers un échange de données policières entre l'Europe et les Etats-Unis" :

"L'Union européenne a donné, vendredi 18 avril, son feu vert à l'ouverture de négociations avec les Etats-Unis pour leur donner l'autorisation d'accès aux banques de données des polices de l'UE.(...)"
source : lemonde.fr 18/04/08

GPS pour fliquer les élèves !

Au Texas (George W. Bush fut à deux reprises gouverneur de cet Etat), un programme pilote est testé pour lutter contre l'absentéisme scolaire. Il consiste à équiper en permanence les élèves d'un GPS. Depuis plus d'un an, en France, au lycée Albert Camus de Nîmes, on leur colle des codes-barres pour lutter contre l'absentéisme ! Voir la vidéo :
http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,3875376,00-gps-anti-seche-.html#

Fichier EDVIGE : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019103207&dateTexte=&fastPos=1&fastReqId=1695854358&oldAction=rechTexte

Appel pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux.

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

Signer l'appel :
http://nonaedvige.ras.eu.org/petitions/?signe=oui

Le nouveau projet de décret créant le fichier EDVIGE reste particulièrement inquiétant. Le recul du gouvernement est minime ; l’essentiel du fichage demeure d’actualité !

En effet celui-ci concernerait « les personnes dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique »

.. 1er danger : la notion d’atteinte à la sécurité publique est subjective ; aucun contrôle objectif ne pourra être fait, et ce d’autant plus que les moyens de la CNIL sont de plus en plus restreints.

.. 2e danger : les mineurs dès 13 ans sont toujours concernés par le fichage.

.. 3e danger : si certaines données (vie sexuelle, état de santé) ont disparu, il en reste de nombreuses inadmissibles : les origines raciales ou ethniques, les opinions philosophiques, politiques ou religieuses et l’appartenance syndicale.

Le nouveau projet EDVIGE ouvre toujours un boulevard à la criminalisation du mouvement social et de l’action revendicative.

POUR OBTENIR L’ABANDON PUR ET SIMPLE DE CE FICHIER, LE COLLECTIF « NON À EDVIGE » APPELLE AU RASSEMBLEMENT DES CITOYENS DEVANT TOUTES LES PREFECTURES DE FRANCE :

À ANNECY
JEUDI 16 OCTOBRE 2008
À 17H30 DEVANT LA PREFECTURE

Source : http://www.humanite.fr/Annecy-74-Non-au-fichier-Edvige

Article "1 000 caméras pour surveiller les rues de Paris" de Jean-Marc Leclerc, journal le figaro.fr, 16/10/2008 :

" INFO FIGARO - D'ici à la fin 2009, il y aura quatre fois plus de moyens vidéo dans la capitale. L'effort porte notamment sur les abords des gares et les zones à risques comme le Champ-de-Mars ou le XIXe.

Le Figaro a eu accès au nouveau plan de vidéoprotection de la capitale qui sera présenté officiellement le 20 octobre au Conseil de Paris par le préfet de police Michel Gaudin. Le projet, baptisé «plan 1 000 caméras pour Paris», va, sous l'impulsion de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, quasiment quadrupler, d'ici à la fin de l'année 2009, le nombre de caméras sur la voie publique, celles-ci devant passer de 330 à plus de 1 200.

Alors que le centre de la ville, siège des palais nationaux, était jusqu'alors privilégié, ainsi que les lieux de rassemblement, comme la place de la République ou les Champs-Élysées, tous les arrondissements de la capitale vont désormais être équipés (voir notre carte ci-dessous). Avec un effort particulier sur les gares, celle du Nord notamment, bien pourvue à l'intérieur, mais totalement dépourvue de caméras aux abords, là où précisément des rixes très violentes se sont déroulées ces dernières années.

L'un des promoteurs du projet explique que «l'objectif n'est pas de couvrir chaque rue, chaque recoin de la ville, mais de mettre des moyens vidéo là où le bon sens l'exige». En clair : pas de dérive à la londonienne, où chaque habitant est susceptible d'être filmé trois cents fois pas jour par des centaines de milliers de caméras publiques ou privées. On veut passer à Paris d'une logique de protection des institutions à une logique de sécurité pour tous.

Ici, ce sont problèmes de circulation qui dictent le choix des emplacements, là, les besoins de gestion de l'ordre public, ailleurs, la logique judiciaire.


Partenariat public-privé

Il ne faudra pas s'étonner de voir figurer en bonne place dans ce programme d'équipement le XVIIIe arrondissement, parmi les plus criminogènes de la ville, mais aussi le XIXe, théâtre de nombreux affrontements entre bandes ces derniers mois. Sans oublier le VIIe, terre d'élection de la garde des Sceaux, Rachida Dati, où des bacheliers avaient été violemment agressés cet été par des groupes de voyous, alors qu'ils fêtaient paisiblement la fin des examens sur le Champ-de-Mars. Ce seul secteur héritera d'une quinzaine de caméras.

Innovation de taille : les images pourront être enregistrées. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la police parisienne ne dispose à ce jour d'aucun dispositif d'enregistrement sur son réseau de surface.

«Le matériel actuel est souvent obsolète, constate un élu parisien. Sur de nombreuses caméras, la résolution est si faible qu'elle empêcherait toute exploitation sérieuse des séquences à des fins judiciaires.» Il faudra donc tout changer ou presque. Mais pas à n'importe quel prix. Car les premières estimations faisaient état d'un investissement conséquent d'au moins 44 millions d'euros.

La formule retenue sera finalement le partenariat public-privé. La mairie de Paris financera des travaux de voirie pour faciliter le câblage du réseau. L'État versera un loyer de 6 millions d'euros par an aux sociétés attributaires des marchés vidéo. À charge pour elles de fournir et d'entretenir le matériel. Mais c'est la police qui l'utilisera. Et elle seule.


Mieux réorienter les patrouilles

Outre son propre réseau de 1 200 caméras, elle pourra disposer, en temps réel, des images des 9 500 caméras de la RATP et de la SNCF, très en pointe sur ces techniques, mais aussi d'images provenant d'autres acteurs gestionnaires des lieux publics, à commencer par la Ville de Paris, elle-même propriétaire de caméras.

Grâce à la vidéo, la police espère pouvoir mieux remonter l'itinéraire de fuite des délinquants ou prévenir les rassemblements hostiles des gangs en réorientant les patrouilles.

Un commissaire de quartier l'assure : «Ce procédé fournit souvent des indications plus fiables qu'un témoignage recueilli sous le coup de l'émotion.» Selon lui, à l'heure de la déflation des effectifs dans la police, «la vidéo devrait permettre d'améliorer la couverture du terrain»."

Article "Delanoë s'est converti
à la vidéosurveillance", de Sophie de Ravinel, journal lefigaro.fr, le 15/10/08 :

" Le maire de Paris et ses élus socialistes dénonçaient auparavant les dangers de cette technique.

L'anecdote illustre l'évolution de la Mairie de Paris sur le sujet. Opposant aux caméras de vidéosurveillance dans les espaces publics, aux Halles en particulier, l'ancien élu socialiste du premier arrondissement de Paris, Alain Le Garrec, est aujourd'hui conseiller technique auprès du directeur de la prévention et de la protection. Cette direction de la Ville de Paris est chargée, entre autres missions, «de la politique de sécurité, de tranquillité publique à Paris et de lutte contre les incivilités». Un secteur au cœur duquel se trouvent ces caméras que Delanoë regarde d'un œil clément depuis sa deuxième campagne.

Dans son projet présenté avant les municipales de 2008, le maire disait ainsi être favorable «au développement de la vidéosurveillance». Il habillait cette évolution d'une volonté d'agir «dans le respect strict des libertés individuelles», signalant la participation de la Ville de Paris au «plan des 1 000 caméras» de la Préfecture de police. Il sait que la majorité des parisiens y sont aussi favorables.

Philippe Goujon est un peu amer. Le député maire du XVe arrondissement, président de la Fédération UMP de Paris et représentant de l'Assemblée nationale à l'Observatoire de la délinquance se souvient de ces années de bataille au Conseil de Paris et «des dizaines de vœux» déposés en faveur de la vidéosurveillance, «bloqués» par Bertrand Delanoë. «Les Verts étaient très violents, la socialiste Anne Hidalgo se moquait de moi, disant que je voulais espionner tout le monde…»


Balkany précurseur

Pourtant, déjà depuis longtemps, des villes socialistes - comme celle de Lyon depuis l'an 2000 -, se sont lancées. Et autour de Paris, les habitants de Clichy (Hauts-de-Seine) avaient fait parler d'eux en 2005, après avoir voté «oui» à 73 % en faveur de l'installation de 22 caméras dans les rues de la ville dirigée par le socialiste Gilles Catoire. Mais le précurseur en la matière fut Patrick Balkany, ex-RPR, maire UMP de Levallois-Perret. Dès 1993, il installe ce qui sera le plus grand système de vidéosurveillance sur la voie publique en France et suscite l'ire violente de ses opposants politiques socialistes.

Puis comme à Lyon, les conversions se sont multipliées. Dernier en date à Paris, le maire PS du XIXe arrondissement, Roger Madec. Début juin, son opposant UMP, Jean-Jacques Giannesini sent «la tension monter» et présente un vœu au Conseil de Paris pour l'installation, entre autres, de caméras. Le vœu est refusé. L'élu se fait «traiter d'antirépublicain» par le PS, Georges Sarre, l'adjoint chargé de la sécurité. Et Madec refuse l'idée des caméras. Dix jours plus tard, le jeune Rudy se fait agresser dans le XIXe arrondissement. Deux autres épisodes de violence suivront à la rentrée. Roger Madec considère aujourd'hui les caméras comme «un élément de dissuasion de la délinquance». Il s'est décidé : «d'un commun accord avec la Préfecture de police, les élus ont fait le choix d'équiper certains secteurs du XIXe…» Pour Giannesini, ce sont «trois mois de perdus». "

Article de Jean-Baptiste Chastand "Le Conseil d'Etat rejette le recours contre le fichier Edvige", journal lemonde.fr, le 29/10/08 :

" Le recours en référé devant le Conseil d'Etat pour demander la suspension du décret créant le fichier Edvige a été rejeté "au motif que la condition d'urgence (...) n'était pas remplie". Dans son ordonnance rendue mercredi 29 octobre, le Conseil d'Etat estime que le retrait du décret encadrant le fichier Edvige par le gouvernement ne justifie plus qu'il statue sur ce recours.

Le recours en suspension avait été déposé par plusieurs associations et syndicats (Cap 21, CGT, CFDT,...) après la polémique autour de ce nouveau fichier qui devait recenser plusieurs éléments de la vie privée des personnes fichées. Le gouvernement prépare actuellement un nouveau décret, qui prévoit un fichier avec moins de données privées : le fichier EDVIRSP, pour "Exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique".

"Cette décision n'est pas un échec" , affirme Hussein Bourgi, président du collectif contre l'homophobie, une des associations à l'origine du recours, "notre recours a poussé le ministère de l'Intérieur à transmettre rapidement au Conseil d'état le décret d'annulation". Inquiet du sort des données collectées jusqu'au retrait du décret sur Edvige, le collectif "Non à Edvige" semble vouloir encore continuer le combat. "Nous attendons Edvige 2 [EDVIRSP] pour décider de la suite de notre action" assure ainsi Jean-Louis Borie, vice-président du syndicat des avocats de France.

Le décret est actuellement à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) pour consultation, il n'a pas été encore été officiellement publié, mais les informations sur la santé ou la vie sexuelle devraient être exclues. Les "personnalités" – élus, journalistes, syndicalistes – seront recensées dans un "répertoire administratif", géré par les préfectures, différent du fichier de police.

Dans EDVIRSP seront donc seulement répertoriées les personnes "dont l'activité individuelle ou collective indique qu'elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique" et celles qui sont soumises à une enquête administrative pour pouvoir exercer certains métiers comme convoyeur de fonds, agent de sécurité, etc. La possiblité du fichage à partir de l'âge de 13 ans sera cependant maintenue, mais les données seront effacées au plus tard à l'âge de 21 ans. "


Article de Régis Soubrouillard "Le gouvernement veille (un peu trop) sur les blogueurs. Le Service d'Information du gouvernement a lancé un appel d'offres auprès de sociétés privées afin d'assurer la veille du traitement de l'actualité gouvernementale sur les médias en ligne. A la grande inquiétude de certains blogueurs.", journal marianne2.fr, le 28/10/08 :

" L'information a déjà été relevée par plusieurs blogueurs. Selon un appel d'offre publié au Journal Officiel, le Service d'Information du Gouvernement propose entre 20 000 et 130 000 euros pour la fourniture d'une veille quantitative et qualitative sur le traitement de l'actualité gouvernementale par les médias en ligne (sites d'informations et blogs de journalistes). La veille devrait porter sur 15 thèmes définis dans un corpus d'une cinquantaine de sites.
Le SIG souhaite recevoir un rapport hebdomadaire de tout ce qui se dit et s'écrit au sujet du gouvernement sur les sites en question. A priori, rien de mal à ça, les services de communication publique ou privée sont toujours adossés à un service de veille d'information.

L'an passé c'est la société Watch, le département de veille conseil de TBWA Corporate consacré aux phénomènes d'opinion qui avait remporté l'appel d'offres sur l'action gouvernementale dans les médias en ligne. La veille ne concernait déjà qu'une cinquantaine de sites médias alors que la veille des blogs était, elle, assurée en interne par le SIG.

Big brother contre les blogueurs

Cette année, c'est l'ensemble de la veille sur les médias on-line qui sera assurée par des sociétés privées. L'information a suscité quelques débats dans la blogosphère. D'aucuns décèlent une tentation gouvernementale de surveiller les blogueurs. Alain Joannes du blog Journalistiques y voit déjà la malveillance du pouvoir: « (…) considérée isolément, chaque amélioration du suivi de la production journalistique par les organes spécialisés du pouvoir politique semble bénigne. Mais entre le conseil sollicité en 2006 et les améliorations successives de 2008, il y a une énorme différence: en 2006, le SIG cherchait à améliorer la communication gouvernementale; en 2008, il s'agit au mieux d'une veille sur la réputation de la marque « Gouvernement » au pire d'une surveillance de plus en plus serrée des journalistes ».

La démonstration n'est guère convaincante. En quoi un travail d'observation régulier d'outils d'information en accès public comme les blogs relèverait-il de la surveillance, voire d'un travail de renseignement ?

Alain Joannes se fait plus pertinent lorsqu'il écrit que « Nicolas Sarkozy n'a aucun souci à se faire du côté de la presse traditionnelle. Cet euphémisme désigne les relations personnelles que le chef de l'Etat entretient avec les patrons des groupes privés et, bientôt, avec celui du service public, qu'il nommera lui-même en toute indépendance. Mais il a du souci à se faire avec des publications en ligne qu'il ne contrôle pas - Mediapart, rue89, Backchich, voire Le Post - et qui, à l'instar du Canard enchaîné, sortent des affaires déplaisantes, que la presse traditionnelle est parfois obligée de reprendre ».

Une cellule opérationnelle de communication

Les priorités du Service d'Information du Gouvernement définies par son nouveau directeur, le publicitaire Thierry Saussez, un proche de Nicolas Sarkozy, vont dans ce sens.
Plus qu'un système de surveillance, le SIG entend développer les capteurs, outils d'étude de l'opinion et de communication sur Internet. Des moyens adaptés à la démarche plus opérationnelle que veut lui donner l'Elysée pour en faire une véritable plate-forme stratégique de communication. Une évolution qui marque la prise de conscience qu'au plus haut niveau de l'Etat le quatrième pouvoir se décline désormais aussi en «.fr». "

Article "Le point sur les prochains "codes barres espions"
" de Philippe Levasseur sur agoravox le 13/11/08 :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47135

Article " Le MEN & le MESR lancent un appel d'offres pour la "veille de l'opinion dans les domaines de l'enseignement, de la recherche et de l'enseignement supérieur". ", information publiée le vendredi 7 novembre 2008 par Marc Escola, sur le site www.fabula.org :

" Information en cours de vérification (mais qui semble toutefois confirmée par l'inscription du marché public au JO).

Il faut le voir pour le croire (document pdf ci-joint):

parmi les "prestations" inscrits au "cahier des charges" de cet appel d'offre daté du 15 octobre dernier et lancé pour l'année 2009:


"• Repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence et
leur capacité à se constituer en réseau


• Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation


• Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)


• Suivre les informations signifiantes dans le temps


• Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires,
audience, etc.)


• Rapprocher ces informations et les interpréter


• Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise


• Alerter et préconiser en conséquence "

Parmi les "sources surveillées":


"La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne : sites « commentateurs » de l'actualité, revendicatifs, informatifs, participatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d'associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d'opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.) […] Les interactions entre des sources de nature différente, les passages de relais d'un media à l'autre seront soigneusement analysées. "


Et pour les finalités:

"L'analyse attendue des principaux arguments, des critiques et des tendances, à partir du corpus défini, tous les canaux étant pris en compte, donnera lieu à des notes de synthèse (rapport quotidien, note de synthèse hebdomadaire, cartographie commentée des acteurs et débats en présence).

Plus particulièrement en matière de veille Internet, l'analyse permettra un suivi précis de l'évolution de l'opinion internaute et des arguments émergents relayés et commentés sur ce canal. "


[…]

Clé de voûte du dispositif de veille, le passage en « mode alerte » visera à transmettre systématiquement les informations stratégiques ou les signaux faibles susceptibles de monter de manière inhabituellement accélérée.

Les notes de veille pourront porter ou sur l'ensemble des canaux (média traditionnels et Internet formel et informel) ou être limitées à l'internet (cf. liste des produits au bordereau des prix).

Les vidéos, pétitions en ligne, appels à démission, doivent être suivis avec une attention particulière et signalées en temps réel.

Des éléments quantitatifs (nombre d'interventions, nombre de commentaires, mots les plus fréquemment cités) seront systématiquement inclus. L'audience et l'influence des sources et des relais seront précisées.

Voir aussi sur le site Rue 89: Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion. Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.

Document joint : http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf "

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce weblog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

La démocratie bafouée

  • Nous ne sommes plus en République !

Manifeste

  • à lire...
  • Manifeste pour une Assemblée Constituante par André Bellon

La société sous contrôle qu'on nous prépare

  • à lire...

Sauver la laïcité

  • à lire...
  • Face aux menaces contre la laïcité, 8 personnalités laïques prennent position.

DOSSIER " Pierre Mendès France "

  • à lire...

Arts

  • Gustave Courbet par Nadar

Groupe de réflexion

Philosophie

  • Jean-Jacques Rousseau

" L'U.E. est comparable à un Empire "

  • à lire...
  • Barroso l'a avoué le 10 juillet 2007
  • Vladimir Bukovsky, ancien dissident soviétique
  • à lire...
  • L'Union Charlemagne par Pierre Hillard
  • en complément...
  • Le marché unique transatlantique et l'Assemblée transatlantique : la préparation de l'Union occidentale

Observatoire de l'Empire

Le Monde diplomatique

UNESCO

  • à lire...
  • Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles