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La petite pétition du canard républicain

Panorama

« octobre 2007 | Accueil | décembre 2007 »

Déclaration du Comité Valmy- 26/11/07

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Un comité s’autoproclamant immodestement CNR, a lancé, suivant en cela l’exemple de beaucoup d’autres, un appel pour un référendum sur le nouveau traité européen. Le texte, assez banal en lui-même, ne peut qu’emporter l’adhésion, mais il vaut surtout par une liste impressionnante de signataires qui se caractérisent, pour la grande majorité d’entre eux, par leur volonté habituelle de soutenir le PS au deuxième tour des élections, voire dès le premier.

Ainsi semblent se reconstituer les collectifs des « antilibéraux » dont la pratique a aidé à torpiller la crédibilité politique du non au référendum après le 29 mai 2005, notamment lors de l’élection présidentielle. Ils ont alors fait preuve de confusion, étalé leur absence de projet politique crédible et privilégié les jeux tactiques par rapport aux questions de fond.

Bien sûr, il faut mobiliser les partisans du non ; bien sûr, il faut donner une signification politique au rejet d’une Europe antisociale et antidémocratique. Mais les rassemblements ne sont pas qu’une occasion de faire masse. Ils sont aussi le moment où doivent se clarifier les positionnements, s’annoncer les relations politiques.

A l’heure où le soi-disant principal parti d’opposition, reniant tout principe démocratique et ses propres engagements, vote oui au nouveau traité néo-libéral et supranational, on ne peut faire l’impasse sur l’attitude à adopter à son égard. C’est pourquoi le comité Valmy qui a, un des premiers, exigé un nouveau référendum, ne peut cautionner cette démarche qui peut apparaître comme un des nombreux visages de la conservation d’une prétendue gauche de plus en plus coupée du peuple.

Comité Valmy, 4 impasse de la Grosse Bouteille 75018 Paris

06 11 96 51 08

www.comite-valmy.org

Pétition basée sur l’Appel du Comité Valmy  lancé à Paris le 21.10.2007

Pour signer la pétition :  http://www.petitionreferendum2007.fr/index.php?petition=2

"Financer les retraites, oui...mais touche pas à mes stock-options !"

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" La taxation des stocks-options aurait pu rapporter trois milliards par an à la Sécurité sociale, mais députés et sénateurs en ont décidé autrement. Des critiques se font entendre au sein même de l'UMP.

Tandis que depuis plus d'une semaine le pays est « bloqué », « paralysé », immobilisé et « pris en otage » pour une réforme des régimes spéciaux qui devrait rapporter 200 millions par an, députés et sénateurs viennent d'adopter une disposition pour renflouer les caisses de la sécurité sociale en taxant les stock-options. Question : mais pourquoi si peu de publicité autour d'une mesure qui vise à financer, entre autres, les caisses de retraites, sans pour une fois pénaliser les salariés ? Un début de réponse vient sans doute de la timidité de ces nouveaux prélèvements : 2,5% de contributions employeurs à la distribution des stocks-options, et 2,5% de contribution salariée sur la plus-value. Les calculs les plus optimistes estiment les recettes de cette nouvelle imposition à 200 millions à peine par an. Pas de quoi sauter au plafond, d'autant qu'elle ne s'applique qu'aux stocks-options qui seront distribuées à partir du 16 octobre 2007 et qui ne commenceront donc à rapporter qu'à l'horizon 2012… Dic, c'est encore loin l'équilibre des comptes ? Tais-toi et rame.
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De trois milliards à 200 millions
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Côté socialiste, évidemment, on pointe cette goutte d'eau dans l'océan des cadeaux faits aux plus riches. Sur la base du fameux rapport de la Cour des comptes rédigé par le très peu gauchiste Philippe Seguin, Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises, continue de réclamer un alignement de la taxation des stock-options sur celle des salaires : « si ce type de revenus était soumis aux mêmes charges sociales que les autres et si toutes les stocks-options étaient imposées, et pas seulement celles émises à partir du 16 octobre, cela rapporterait trois milliards d'euros ! » Pourtant, son parti communique peu sur le sujet… Serait-ce parce que Dominique Strauss-Kahn a, le premier, légiféré en faveur des stocks-options ? Ou, plus simplement, parce que le PS peine à communiquer sur quelque sujet que ce soit ?
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Le pouvoir des lobbys
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Curieusement, c'est au sein même de la majorité que l'on entend les plus vives critiques sur cette disposition : « On compte environ 100 000 bénéficiaires de stock-options, dénonce le député UMP Yves Bur, mais elles se concentrent surtout dans les mains d'un millier de gens qui sont souvent des grands patrons. J'étais pour qu'on taxe les stock-options déjà distribuées. Il ne me paraît pas anormal que les plus riches et les cadres dirigeants payent un peu pour la sécurité sociale… » Le député du Bas-Rhin se réjouit malgré tout d'avoir « ouvert le débat » et commencé à remettre en cause certaines exonérations fiscales dont bénéficient les plus privilégiés, malgré « quelques réticences » – c'est le moins qu'on puisse dire – du côté de sa majorité. Une chose est sûre, ces trois milliards ne sont pas près de tomber dans les caisses de l'Etat. « Il y a un lobbying très actif de certaines structures en faveur de ces formes de revenus », regrette Yves Bur. Selon que vous serez patron ou cheminot, vous défendrez vos acquis dans la rue ou… dans les couloirs du Sénat ! "
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Anna Borrel
Article paru sur Marianne2.fr le jeudi 22 novembre 2007
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P.S. du canard républicain :
  • Une invitation à (re)voir la note "Philippe Séguin : taxons les stock-options"
  • M. Sarkozy, le 23 janvier 2007 dans le journal Le Monde : "Je n'aime pas l'idée de stock-options réservées à un petit groupe de cadres dirigeants. Je suis très tenté par l'idée de plans de stock-options pour tous ou pour personne".
  • M. Sarkozy, le 3 octobre 2007 devant les parlementaires de l'UMP et du Nouveau Centre : "La réforme, pour moi, ce n'est pas que la réforme des régimes spéciaux. C'est aussi une certaine contribution des stock-options au financement de la protection sociale, parce qu'il ne peut y avoir de réforme acceptée s'il n'y a pas le souci de justice". Source : France Info.

Lire la suite ""Financer les retraites, oui...mais touche pas à mes stock-options !"" »

"Dubaï, l'eldorado rêvé devenu le "bagne" des ouvriers des chantiers de construction"

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Ouvriers à Dubaï

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" Ils ont repris le travail. Sous la menace, la contrainte, la peur. Sans rien savoir, pour la plupart, des gains obtenus à la suite de leur cinq, neuf, voire onze jours de grève sur les chantiers de construction de Dubaï. En soldats résignés ils ont remis leur uniforme de chantier pour ériger des tours toujours plus hautes et des marinas extravagantes. L'émirat et les promoteurs respirent. Mais pour les 700 000 ouvriers venus d'Inde, du Pakistan, du Bangladesh ou du Sri Lanka, les conditions de vie et de travail n'ont peu ou pas changé, justifiant, pour les associations des droits de l'homme, l'appellation d'"esclavage moderne".

Combien étaient-ils à faire grève ? Des dizaines de milliers sans aucun doute. Impossible d'avoir un chiffre précis. Etat et employeurs refusent toute communication sur les conflits en cours et l'absence de syndicats (interdits aux Emirats) renforce l'opacité du système. Tout juste le directeur général d'Arabtec, grosse entreprise de construction, a-t-il admis, le 12 novembre, que les 40 000 ouvriers de sa compagnie avaient repris le travail après l'obtention d'une "juste" augmentation de salaire pour compenser la faiblesse du dollar. La presse n'aide guère, qui se contente de relayer les communiqués de l'agence de presse officielle (WAM) ou de la police laquelle, la veille, annonçait l'expulsion de 200 grévistes, accusés d'avoir fomenté des violences.

Il faut se rendre sur les chantiers pour avoir une idée du désarroi de ces ouvriers immigrés qui ont rêvé de Dubaï comme d'un eldorado, se sont lourdement endettés pour payer visas, voyage, service de recrutement à des agences souvent illégales, et déchantent aujourd'hui dans ce coin de désert devenu, selon qu'on est touriste ou maçon, Las Vegas ou le bagne. Rajee, 24 ans, est venu de la province indienne du Kerala il y a dix-huit mois. Dubaï c'était son rêve absolu. Dans son village, toutes les familles avaient au moins un parent à tenter l'aventure et trois de ses cousins avaient ouvert le chemin. Deux sont revenus dans des cercueils. L'un a été écrasé sous la dalle de béton d'une tour en construction. L'autre s'est pendu au ventilateur de son dortoir. Le troisième est rentré au village en vainqueur. Il a fourni la dot de ses deux soeurs, s'est marié et installé comme garagiste. Rajee en a fait son héros. "Pour être riche un jour, il n'y a que Dubaï !, dit-il. Enfin, c'est ce que je croyais !"

Il gagne comme maçon entre 550 et 750 dirhams selon les mois (102 à 139 Euros). Il avait l'habitude d'en renvoyer les des deux tiers à ses parents, se contentant du strict minimum pour ses repas qu'il prépare lui-même et l'usage limité d'un téléphone portable. Mais rien ne va plus. Le coût de la vie ne cesse d'augmenter - "le sac de riz est passé en quelques mois de 60 à 95 dirhams, et le pain augmentera de 20 % le 20 novembre !" - tandis que le dirham, adossé au dollar, ne cesse de chuter.

C'est pour cela qu'il a fait grève, espérant une augmentation de 200 dirhams pour n'en obtenir, croit-il savoir, que 100. Pour cela, qu'il a résisté neuf matins aux appels des surveillants d'Arabtec pressant les ouvriers de se ruer dans les minibus qui, à 4 h 30, les conduisent sur les chantiers. Pour cela enfin qu'il a aujourd'hui la rage au ventre, dégoûté du mépris affiché par son employeur et révolté par l'intervention, le 3 novembre, de la police, laquelle a cerné la partie du campement hébergeant les ouvriers d'Arabtec, les obligeant à monter dans les bus, et embarquant entre 200 et 400 travailleurs récalcitrants. Sont-ils en prison? Vont-ils être renvoyés dans leur pays ? Rajee n'en a aucune idée. De chantier en chantier, les témoignages sont les mêmes, qui accusent la faiblesse des salaires ; dénoncent la confiscation systématique des passeports et le pouvoir absolu de l'employeur sur le visa de travail ; disent l'éloignement et l'insalubrité des cités-dortoirs ou la panique devant les dettes accumulées pour venir à Dubaï et les années ainsi hypothéquées, si loin de la famille . Sans compter les accidents, les insolations, les tentations de suicide (84 recensés selon le consulat indien en 2005) et les arrestations nombreuses, à chaque grève.

"PEUR D'UNE RÉBELLION"

"Les Emiratis savent ce qu'ils doivent à cette population immigrée qui construit leurs villes et rendent possible l'incroyable boom économique, analyse Sharla Musibih, qui a créé City of Hope, un abri pour les femmes en détresse. Mais ils sont aussi obsédés par le fait que les travailleurs immigrés forment plus de 85 % de la population et 99 % de la force de travail privée. Vous imaginez la dépendance de l'Etat à leur égard ? Sa peur d'une rébellion ?"

Alerté par le rapport accusateur publié en 2006 par l'organisation Human Rights Watch sur le sort des ouvriers de la construction, l'émir de Dubaï, le cheikh Mohammad ben Rachid Al-Maktoum, avait chargé son ministre du travail d'améliorer la situation. Peu de décisions avaient été suivies d'effet mais les grèves récentes ainsi que l'amnistie offerte pendant trois mois aux travailleurs illégaux, qui s'est traduite par plus de 171 000 départs du pays, ont inquiété le gouvernement et remis à l'ordre du jour deux revendications des ouvriers : la fixation d'un salaire minimal et l'autorisation de syndicats. Une idée jugée jusqu'ici sulfureuse mais à laquelle le ministre du travail, Ali ben Abdallah Al-Kaabi, vient soudainement d'affirmer n'être plus opposé. "En principe", a prudemment titré le quotidien Gulf News. "

Annick Cojean
Article paru dans l'édition du journal Le Monde du 20/11/07

"Inaliénabilité : le combat ne fait que commencer"

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Raphaël (1483-1520)
La Vierge de Lorette, vers 1510
Huile sur panneau - 120 x 90 cm
Chantilly, Musée Condé

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" Depuis le 23 octobre, le Ministre de la Culture a rendu officielle la demande d’un rapport à Jacques Rigaud sur, je cite, « l’aliénation des œuvres des collections publiques ». Christine Albanel y emploie l'expression : « faire respirer les collection publiques ». On retrouve la rhétorique classique qui consiste à employer des termes valorisants pour en réalité recouvrir exactement l’inverse de ce que l’on dit. On cherche rarement à faire respirer quelqu’un que l’on veut tuer.espace

Il est donc temps de se préparer à cette bataille qu’il faudra mener sans faiblesse. Nous devrons tous devoir agir pour empêcher ce qui menace d’être l'une des plus grandes forfaitures de notre histoire culturelle, d'autant qu'elle menace non seulement les musées, mais aussi les œuvres conservées dans les bâtiments publics (églises, hôpitaux, établissements scolaires,...), parfois moins prestigieuses mais plus fragiles et tout aussi essentielles à notre patrimoine.espace

Il est essentiel de disposer d’arguments indiscutables et compréhensibles par tous afin de contrer ceux qui ne voient dans les collections des musées français qu’un gros tas de billets de banques dans lequel ils s’estiment en droit de piocher librement. Il ne s’agit pas de citer à nouveau le cas des peintres dits « pompiers » qui font aujourd’hui la gloire d’Orsay. Ni même les autres changements de goût qui ont pu survenir au cours des ans. Ces arguments sont déjà bien connus et utilisés. Il est question ici de trouver des œuvres telles que La Madone de Lorette de Raphaël, à Chantilly, qu’il aurait été possible de vendre parce que l’on pensait, il n’y a pas si longtemps, qu’il s’agissait d’une copie ancienne.espace

Rappelons, en deux mots, l’histoire de ce tableau : il était considéré comme une copie jusqu’à la fin des années 1970, lorsque Cecil Gould l’identifia sans aucun doute comme l’original que l’on pensait perdu depuis le XVIIIe siècle, grâce à des preuves documentaires indiscutables. On pouvait regarder l’œuvre avec un regard neuf et constater son évidente qualité. Elle est aujourd’hui exposée à la meilleure place dans le musée.espace

Nul doute que ce tableau aurait pu être vendu. L’original n’était-il pas conservé au Getty Museum ? Sauf que ce dernier tableau dut à son tour, devant l’évidence, être déclassé. Aujourd’hui, le Getty n’a pas de Raphaël et sa tentative d’acquérir La Madone aux Œillets finalement achetée par la National Gallery, a échoué. Encore un tableau, d’ailleurs, qui passait naguère pour une bonne copie.espace

Imaginons donc que ce Raphaël de Chantilly ait été vendu, forcément pour pas très cher, lorsque son caractère autographe n’était pas reconnu. Aujourd’hui, pour obtenir un tel tableau, il faudrait dépenser sans doute au moins 50 millions d’euros. Tous les musées qui ont vendu dans le passé l'ont un jour regretté.espace

Je propose donc aux lecteurs de La Tribune de l’Art de nous envoyer des exemples d’œuvres qui auraient, si une telle possibilité avait existé, pu être vendues, et dont cette aliénation serait considérée aujourd’hui comme un appauvrissement tragique de notre patrimoine . Les cas de musées à l'étranger ayant fait de grosses erreurs dans ce domaine se séparant d'œuvres majeures sont également à verser au dossier. Nous publierons cette liste au fur et à mesure qu’elle s’enrichira. "espace

Didier Rykner, éditorial dans La Tribune de l'Art

Articles précédents consacrés à l'inaliénabilité des œuvres des collections publiques françaises :

P.S. du canard républicain :

Défendons un service public de la justice de proximité

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Appel à pétition de l’intersyndicale CFDT interco, CGT services judiciaires, Syndicat de la magistrature et USAJ

Pétition pour « la défense de la justice de proximité »

La Ministre de la Justice annonce la suppression brutale de plus de 200 tribunaux d’instance sur les 473 existants.

Ces suppressions massives tiennent lieu de réforme de la carte judiciaire.

Nous entendons nous opposer avec force à un tel projet qui nous apparaît contraire à l’idée d’une justice moderne. Les tribunaux d’instance incarnent dans notre pays le service public de la Justice de proximité.

Proche de vous et de vos préoccupations, cette juridiction traite des « petites affaires » du quotidien.

Vous pouvez y accéder gratuitement et sans avocat. Vous pouvez saisir le juge par simple déclaration au greffe et obtenir un rendez-vous facilement pour évoquer votre situation.

Les tribunaux supprimés le seront sur la base de critères uniquement quantitatifs sans égard pour les populations, les territoires concernés et l’activité réelle de ces juridictions. Cette approche exclusivement mécanique aboutit à démanteler le maillage judiciaire national et révèle une absence totale de considération pour un service public de la justice de qualité.

Dans certaines zones rurales, c’est la totalité des tribunaux d’instance ou presque qui va disparaître, renforçant encore la désertification des services publics. Vous ne pourrez plus avoir accès au juge et à son greffe sauf à engager des dépenses importantes pour effectuer les dizaines de kilomètres vous permettant de rejoindre le tribunal le plus proche.

C’est donc votre justice de proximité qui est en danger.

Si vous souhaitez vous opposer avec nous à ce projet, nous vous proposons de signer cette pétition.

PETITION à RETOURNER à USAJ (Pétition carte judiciaire USAJ-CFDT-CGT-Syndicat de la magistrature)

13, place Vendôme 75042 PARIS CEDEX 01

NOM Prénom Signature

ou par mail à l’adresse suivante :

usaj.justice@free.fr

Source : http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php?article559

P.S. du canard républicain :

Pistes de lecture :

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Un éléphant, ça trompe énormément !

Troisième épisode du feuilleton du canard républicain (11/11/07) : la ratification par voie parlementaire du nouveau traité européen, dit traité "simplifié".Elephant_2

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"De tous les sophistes, notre propre raison est presque toujours celui qui nous abuse le moins" (Rousseau)

Depuis quelques jours, les positions des éléphants du parti socialiste sur la question de la ratification par voie parlementaire du nouveau traité européen se précisent. Avant de faire le point sur celles-ci pour déjà en tirer quelques conclusions, il me semble souhaitable de rappeler une partie du projet socialiste de la dernière élection présidentielle :

Partie IV de leur projet ( " faire réussir la France en Europe et dans le monde " ) - samedi 1 juillet 2006 - :

" C- Elaborer un nouveau Traité constitutionnel.

L’Europe élargie ne pourra demain décider de façon efficace et peser dans le monde qu’avec d’autres institutions que celles du Traité de Nice. Nous refuserons une ratification du Traité Constitutionnel Européen tel qu’il a été rejeté le 29 mai, même s’il est accompagné d’un nouveau préambule. Nous proposerons l’élaboration d’un Traité strictement institutionnel qui organisera efficacement les pouvoirs, avec un Parlement Européen exerçant ses pleines responsabilités législatives et budgétaires, un Président de la Commission élu par le Parlement, un Conseil Européen, avec à sa tête un Président de l’Europe. Une fois renégocié un tel traité sera soumis au peuple par référendum. " (1)

Hollande

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François Hollande

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Tout d'abord, commençons par M. François Hollande, premier secrétaire du PS, député et maire de Tulle : il votera "oui" lors du vote au Parlement pour la ratification du nouveau traité (2).

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Ségolène Royal

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Continuons avec la dernière candidate à l'élection présidentielle, Mme Ségolène Royal, ancienne députée, ancienne ministre des gouvernements Bérégovoy et Jospin, actuellement toujours présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, a estimé que la procédure la plus rapide était préférable, sans référendum donc, contrairement à sa position sur ce sujet lors de la dernière campagne présidentielle (3).

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Pierre Moscovici

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M. Pierre Moscovici, militant strauss-kahnien, ancien ministre délégué chargé des Affaires européennes du gouvernement Jospin et ancien représentant français à la Convention européenne présidée par M. Giscard d'Estaing, actuellement député du Doubs, s'était déjà exprimé début septembre 2007 en faveur d'un "oui" lors de la ratification parlementaire (4).

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Bertrand Delanoë

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Elisabeth Guigou

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Dans le clan des "oui" lors de la ratification parlementaire, on peut rajouter le Maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, mais aussi Mme Elisabeth Guigou, ancienne ministre du gouvernement Jospin (5).

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Arnaud Montebourg

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Pour terminer sur cette petite liste bien incomplète qui me demandera une mise à jour, je tiens à la terminer avec un éléphanteau : M. Arnaud Montebourg. Ce dernier avait soutenu la fédéraliste européenne Mme Royal lors de la dernière présidentielle, mais avait été partisan du "non" à la Constitution européenne de 2005. Quelle est sa position sur le nouveau traité européen qui n'est qu'une copie de la Constitution de 2005 ( (re)voir la note : "VGE : c'est la reprise de la Constitution européenne à 90% " ) ? M. Montebourg n'ira "pas au Congrès à titre personnel. Politiquement, c'est une manière de laisser passer ce traité", mais aussi "de ne pas se substituer aux Français". En rajoutant que si un référendum était organisé, il voterait "oui" (6). Le refrain qui lui sied le mieux est celui de la chanson " L'opportuniste " de Jacques Dutronc.

Conclusion...Je reprendrai tout d'abord les termes de M. André Bellon : " La "social-démocratie" n'est même plus démocrate " (7). De plus, elle n'est plus sociale depuis fort longtemps. En effet, M. Pierre Mendès France soulignait dès 1974 que cette Europe-là est une "Europe libérale, fondée sur la seule concurrence " (8). Comme l'a souligné un ancien soutien à Mme Royal, Ségolène ne s'appelle pas Constance (9). Il serait temps de s'en apercevoir...Enfin, nous sommes à la veille d'un coup d'Etat : " Il ne saurait être question de transiger avec les principes fondamentaux des droits du peuple. Un vote a eu lieu. Il doit être respecté. Seul un nouveau vote populaire pourrait légitimer un nouveau traité. Les instances politiques actuelles n'ont aucun droit à s'y substituer. Dans le cas contraire, il s'agirait d'un véritable coup d'Etat " (10).

(1) Voir le site : Projet du Parti socialiste

(2) Dépêche AFP et Reuters lue sur LEMONDE.FR, le 29/10/07 : " François Hollande votera "oui" au traité simplifié "

(3) Article du Monde de Claire Ané, du 09/11/07 : " Traité européen : au moins quatre positions coexistent au PS ".

(4) Article d'Anna Borrel dans Marianne, du 12/09/07 : " Pierre Moscovici : "Le traité simplifié n'est pas une mauvaise chose" ".

(5) Article du Monde de Claire Ané, du 09/11/07 : " Traité européen : au moins quatre positions coexistent au PS ".

(6) Ibid

(7) "Traité : le retour" par André Bellon

(8) Voir la note " Une Europe libérale, fondée sur la seule concurrence " selon Mendès France

(9) Voir la vidéo : Ségolène ne s'appelle pas Constance

(10) Idem que (7)

P.S. :

Lire la suite "Un éléphant, ça trompe énormément !" »

Le protocole de Londres est applicable

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" Le 26 septembre, l'Assemblée Nationale a voté une loi rendant applicable le « protocole de Londres » qui supprime l'obligation d'une traduction intégrale en français des brevets d'invention. Les députés, à quelques exceptions près, ont accepté d'abandonner le français au profit de l'anglais, s'inclinant une fois de plus devant la Commission européenne : comment ne pas être incrédule ? espace pour la mise en page

Les élus ont renoncé à la langue de la Nation compromettant le statut du français comme langue internationale, porteuse de valeurs universelles : comment ne pas s'en étonner ?espace pour la mise en page

N'ont-ils pas violé l'article 2 de la Constitution qui donne aux Français le droit imprescriptible, dans leur pays, de s'exprimer et de travailler dans leur langue ? Comment ne pas s'en indigner ?espace pour la mise en page

Les conséquences du « protocole de Londres »espace pour la mise en page

Un brevet comprend deux éléments principaux : les « revendications » et la « description ». Le protocole supprime l'obligation de traduire la « description ». Tous les juristes savent que la « description » est la partie la plus importante du brevet. Or, seul le texte anglais officiel de la publication aura valeur juridique La PME qui ferait une traduction ne serait pas protégée tout en subissant inévitablement une perte de compétitivité. Enfin, le protocole intégré portera rapidement et gravement atteinte au français comme langue technique, déjà trop dépendante, pour ses publications, des revues spécialisées de langue anglaise.espace pour la mise en page

L'étonnante surdité des députésespace pour la mise en page

Toutes les institutions qui représentent le français, la francophonie et la diversité culturelle ont condamné le protocole de Londres. Pour l'Académie française « Le français étant la langue de la République, la France ne peut accepter que des textes en langues étrangères aient force de droit sur son territoire. En fait, par le biais des brevets se trouve une nouvelle fois posée la question que nul n'ose aborder de front : quelle langue, quelles langues doit parler l'Europe ? Economiser sur les traductions, c'est non seulement mettre en péril les langues nationales, mais aussi amputer la plus irremplaçable richesse de notre continent : sa diversité. Pour ces raisons, l'Académie Française demande solennellement aux pouvoirs publics de ne pas signer le protocole de Londres. » Au-delà d'être un moyen d'exprimer la pensée, la langue est porteuse d'une conception du monde qui lui est propre. Renoncer à sa langue, c'est renoncer à soi et à sa culture, c'est renier son appartenance et, en l'occurrence, faire acte d'allégeance.espace pour la mise en page

Pour Jean Foyer qui fut ministre de de Gaulle, accepter le protocole mènerait à « l'euthanasie de la langue française. » Par leur vote, les députés montrent clairement qu'ils préfèrent l'anglais au français et l'Europe néolibérale à la République.espace pour la mise en page

La victoire du MEDEFespace pour la mise en page

Les arguments présentés aux députés par le Gouvernement Fillon sont ceux du MEDEF : diminution des coûts de traduction et renforcement de la compétitivité des PME ! Pour le député non-inscrit Dupont-Aignan, « Quand on creuse un peu, ces arguments relèvent purement et simplement de la désinformation. » Quant à lui, le député apparenté communiste Jean-Pierre Brard ironise avec raison : « Un ministère de l'identité nationale a été créé dans l'actuel gouvernement, mais nous avons constaté la semaine dernière lors des débats sur le texte relatif à l'immigration qu'identité nationale signifiait pour vous xénophobie alors que, lorsqu'il s'agit de défendre la langue française, vous ne jurez plus que par les mérites de l'anglais. » L'anglais est déjà la langue de travail des grandes entreprises françaises ; pour elles la traduction dans leur langue nationale est un coût inutile. Faire de l'anglais la seule langue juridique des brevets conforte leur position et diminue leurs coûts de traduction en les réduisant aux « revendications ». Que les PME se débrouillent ! Pour défendre le français, le Président Chirac avait résisté au MEDEF.espace pour la mise en page

Le Conseil Constitutionnel, lui, n'a rien trouvé à redire ! Il ne s'est pas occupé de la partie « description » du brevet ! Curieux oubli !?

Ultime argument approuvé par le PS. : faire avancer l'Europe !espace pour la mise en page

Kouchner Bernard Kouchner, dans un livre récent, écrit : « Après tout, même riche d'incomparables potentialités, la langue française n'est pas indispensable, le monde a vécu sans elle. Si elle devait céder sa place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaissent.» Ces propos et ce vote révèlent l'étendue et la profondeur de la gangrène néolibérale dans les couches dirigeantes européistes et dans les institutions de la Ve République.espace pour la mise en page

Le premier acte d'un colonisateur est d'interdire aux peuples colonisés l'usage de leurs langues. De nos jours le maître de l'Empire n'a même plus besoin d'en arriver là : il lui suffit de demander aux « élites » colonisées d'y renoncer elles-mêmes. Après la soumission économique, puis la soumission politique, voici la soumission linguistique, la pire de toute ! Pauvre France ! Pauvre République !espace pour la mise en page

Il faut refuser l'inacceptable. "

René Robert, le mercredi 31 octobre 2007.

Source : http://www.le-groupe-republique.fr/

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2007

2006

Pétition à l'initiative du Comité Valmy

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NON à la Constitution européenne maquillée

EXIGEONS LA TENUE D'UN REFERENDUM POPULAIRE !

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Faire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre si possible, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver le peuple français du droit élémentaire de décider souverainement de son avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de referendum ! Comme si les électeurs lui avaient donné un blanc-seing sur un texte qui n’était pas, alors, rédigé et donc inconnu ! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c’est-à-dire la crainte d’un nouveau scrutin de rejet. Une fois suffit, considère l’oligarchie qui accapare le pouvoir et qui est hostile à une France libre
La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains de la finance mondialisée, avance un second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution. L’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l’Union européenne ne serait plus qu’un ‘mini traité’, ‘simplifié’ par surcroît (le texte compte 256 pages …), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à détourner l’attention des citoyens et à semer la confusion : ‘Circulez, il n’y a rien à voir !’.
La vérité est autre. Tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’ils y voient une revanche aux Non français et néerlandais de 2005.  De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis l’Acte unique -Maastricht, Amsterdam et Nice- demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l’Union européenne . Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne en contrebande. Tous les peuples d’Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L’accord de Lisbonne permettrait, s’il était appliqué, d’accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.
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Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. La souveraineté du peuple, celle de la  République, est inaliénable.
La voie parlementaire dans ce cas précis,  ne serait qu’un substitut inacceptable visant à contourner  l’obligation d’une nouvelle consultation populaire et serait illégitime. espace pour mise en page

Forces républicaines et progressistes  fidèles à la souveraineté populaire et nationale,  nous tous  Français  au delà de nos votes précédents exigeons un débat public et le respect de la volonté populaire. Unissons nous  pour exiger un referendum !

Pétition basée sur l’Appel du Comité Valmy lancé à Paris le 21.10.2007

Cette liste des premières signatures souligne que les diverses sensibilités politiques de l’arc républicain peuvent converger  sur une démarche de large rassemblement progressiste, pour la démocratie et le droit du peuple de France à maîtriser son avenir :

  • Anicet Le Pors, ancien ministre ;
  • Amiral Michel Debray, ancien président de l’Institut Charles de Gaulle ;
  • Maxime Grémetz, militant communiste, Député de l'Assemblée Nationale ;
  • Georges Hage, ancien doyen de l’Assemblée Nationale, Président du PRCF ;
  • Claude Beaulieu, militant communiste, président du Comité Valmy ;
  • André Bellon, Comité Valmy, ancien Député socialiste et ancien président de la Commission des affaires étrangères ;
  • Gilles Bachelier, Comité Valmy, Collectif des gaullistes de Gauche ;
  • Jean Yves Autexier, MRC, ancien Député, ancien Sénateur ;
  • Henri Alleg, ancien directeur d’Alger républicain, militant anticolonialiste ;
  • Gilberte Alleg-Salem, militante anticolonialiste ;
  • Etienne Chouard, Enseignant ;
  • Alexandre Dorna, Comité Valmy, universitaire, professeur Université de Caen ;
  • Albert Salon, gaulliste, ancien Ambassadeur de France ;
  • Jean Claude Ramos, Comité Valmy, ancien Député socialiste ;
  • Léon Landini, ancien résistant FTP – MOI, président du PRCF ;
  • Danielle Bleitrach, militante communiste ;
  • Pierre Lévy, Rédacteur en chef de Bastille République Nations ;
  • Jacques Niconoff, ancien président d’Attac ;
  • Georges Labica, professeur honoraire des universités ;
  • Christine Tasin, militante du MRC, professeur ;
  • Erik Blondin, gaulliste de gauche, policier, syndicaliste ;
  • Gérard Schmitz, militant communiste, ancien résistant ;
  • Sébastien Nantz, militant gaulliste ;
  • Georges Gastaud, responsable du PRCF ;
  • Yvon Grinda, militant du MRC, co-fondateur du Comité Valmy ;
  • Gérard Euzenot, Comité Valmy, militant communiste, responsable CGT ;
  • Anne Casanova-Euzenot, militante communiste, syndicaliste CGT de la recherche ;
  • Etienne Tarride, militant gaulliste de gauche, avocat ;
  • Jules Molina - vétéran du PCF - militant anticolonialiste ;
  • Mathieu Brétillard, Comité Valmy, responsable de République et démocratie ;
  • Gilbert Legay, Comité Valmy, militant socialiste ;
  • Jean Pierre Page, Syndicaliste ;
  • Christophe Chastanet, militant gaulliste de progrès ;
  • Isabelle Voltaire, militante associative ;
  • Jean Lévy, militant communiste et syndical ;
  • Claude et François Roddier, astrophysiciens, militants républicains ;
  • Serge Cattet, enseignant,  responsable syndical ;
  • Ali Abchiche,  Comité Valmy, militant socialiste ;
  • Maxime Vivas, écrivain ;
  • Denis Griesmar, gaulliste de progrès, militant associatif ;
  • Véronique Thisse, Comité Valmy, militante républicaine ;
  • Jean Pierre Hemmen, militant communiste, PRCF.

Source : http://www.petitionreferendum2007.fr/index.php?petition=2

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Biographie d'Evariste Galois

Evariste Galois Galoispardavidjohnson_2 ( 25 octobre 1811 [Bourg-la-Reine] - 31 mai 1832 [Paris] )

La plus célèbre, fascinante et commentée des vies de mathématiciens. Elle est même devenue mythique, au point qu'il est parfois difficile de démêler le mythe et la réalité.

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Une enfance déjà mouvementée

Evariste Galois est né à Bourg-la-Reine le 25 octobre 1811, d'un père maire libéral de la commune. Sa mère, Adélaïde Marie Demante, fille de magistrat, s'occupe de son éducation jusqu'à 12 ans, et le nourrit de culture latine. Il entre à 12 ans au lycée Louis-le-Grand, où il suit une scolarité d'abord honorable, avant de marquer assez vite des signes de lassitude. Dès 1827-1828, la fureur des mathématiques domine. Galois lit Legendre (Eléments de géométrie), Lagrange (textes sur la résolution des équations), Euler, Gauss, Jacobi. Il obtient le 1er prix au Concours Général de mathématiques, mais échoue à l'entrée à Polytechnique.

Il entre en octobre 1828 en spéciales à Louis-le-Grand. Le professeur, Mr Richard, admire le génie mathématique de son élève et garde les copies qu'il confiera à un autre de ses élèves : Charles Hermite. C'est l'époque où il publie son premier article dans les Annales mathématiques de Joseph Gergonne (il démontre un théorème sur les fractions continues périodiques). Il rédige aussi un premier mémoire sur la théorie des équations, envoyé à l'Académie des Sciences, il sera "perdu" par Cauchy.

Les premières épreuves

Les épreuves et les drames commencent alors. Le 2 juillet 1829, son père se suicide à la suite d'une cabale montée contre lui par le curé de Bourg-la-Reine. Quelques jours plus tard, il échoue au concours d'entrée à Polytechnique, à la stupéfaction de Mr Richard. On raconte qu'il a jeté le chiffon à effacer la craie à la tête de son examinateur devant la stupidité des questions posées.

Sur les conseils de son professeur, Galois entre à l'École Préparatoire, future École Normale. Il rédige le résultat de ses recherches dans un mémoire - Conditions pour qu'une équation soit résoluble par radicaux - afin de concourir au grand prix de mathématiques de l'Académie des Sciences. Fourier emporte le manuscrit chez lui et meurt peu après : le manuscrit est perdu, et le grand prix est décerné à Abel (mort l'année précédente), et à Jacobi.

Les événements politiques

A partir de 1830, les vies mathématiques et politiques de Galois vont s'entrecroiser. En 1824, Charles X a succédé à Louis XVIII. Le ministre Villèle accumule les mesures impopulaires, parmi lesquels le projet de loi sur la presse et la dissolution de la garde nationale, créée en 1789, et coupable d'avoir manifestée contre le gouvernement. Sous le ministère de Polignac (1829-1830), Charles X signe 4 ordonnances (suppression de la liberté de la presse, dissolution de la chambre, modification de la loi électorale, fixation de la date de nouvelles élections) qui violent la charte et provoquent immédiatement 3 journées de Révolution (les 3 glorieuses) les 27,28 et 29 juillet. Galois est consigné dans son école, et il ne peut participer à l'action contrairement aux polytechniciens, qui ont fait le mur et resteront dans l'histoire. A la suite de ces événements, le duc d'Orléans, habilement poussé en avant par ses partisans, devient roi sous le nom de Louis-Philippe. Si celui-ci prête serment à la Charte, il reste pour les républicains un usurpateur, dont l'élection est entachée d'illégalités. Devant l'évolution conservatrice de son gouvernement, ils multiplient contre lui les sociétés secrètes.

Le renvoi de l'École Préparatoire

Galois, républicain actif et intrépide, adhère à l'une d'entre elles, la société des amis du peuple présidée par Raspail, le 10 novembre 1830. Une violente polémique nait alors entre Galois et le directeur de L'École Préparatoire. Opportuniste, ce dernier met ses élèves à la disposition du gouvernement de Louis-Philippe, et en profite pour durcir la discipline de l'École. Galois est excédé et va faire publier deux longues lettres dans la Gazette des écoles. Dans la première, datée du 5 décembre 1830, il tourne son directeur en dérision. Dans la seconde, datée du 2 janvier 1831, titrée sur l'Enseignement des Sciences, il dénonce la médiocrité de l'enseignement aux étudiants. Par une décision exceptionnelle, Galois est renvoyé début janvier. Sans ressources, Galois ouvre le 13 janvier un cours d'algèbre supérieure chez le libraire Caillot, au 5 rue de la Sorbonne. Sous les conseils de Denis Poisson, il présente le 17 janvier à l'Académie des Sciences une nouvelle version de son mémoire perdu. Ce sont Poisson et Lacroix qui sont chargés de l'étudier, mais quand ils rendent leur rapport, le 4 juillet, c'est un avis négatif qu'ils transmettent, jugeant le mémoire incompréhensible.

La prison et la fin...

Pendant ce temps, les tensions politiques ne se sont pas apaisées. Louis-Philippe parvient à réformer la Garde Nationale, qu'il met désormais à son service. Le 9 mai 1831, lors d'un banquet au restaurant Les Vendanges de Bourgogne, Galois porte un toast "A Louis-Philippe", un couteau à la main, ce qui provoque un tollé général dans la salle (Galois précisera que le texte complet est "A Louis-Philippe, s'il trahit", et que seuls ses voisins ont vu le couteau et entendu la deuxième partie de son propos). Arrêté le lendemain, détenu à Sainte-Pélagie, il est jugé et acquitté le 15 juin. Ce n'est que partie remise, car le 14 juillet, à la tête d'un groupe de manifestants, il est arrêté pour port illégal de l'uniforme de la Garde Nationale, et condamné le 23 octobre à 6 mois de prison, car récidiviste.

En prison, il continuera ses travaux. Libéré en 1832, il s'éprend en mai 1832 d'une femme, Stéphanie D. (Dumotel?), avec qui il rompt le 14 mai. On ne sait trop pourquoi, mais un duel semble en résulter quelques jours plus tard ("Je meurs pour une infâme coquette"). La nuit précédente, le 29 mai, Galois rassemble ses dernières découvertes dans une splendide lettre adr